Entrevue avec Rémi Paradis.

Rémi Paradis,

remi

Pour cette première entrevue (oui vous avez bien lu, plus tard nous parlerons de votre Maison d’Éditions Rémi Paradis); mais pour l’instant, concentrons-nous sur votre côté auteur-bédéiste.

(je me suis permis de faire un copier/coller pour ce qui suit )

Né au Québec, il passe son temps à lire de la BD et des Manga. Rendu au cégep, ne trouvant pas de formation qui lui plait, il se lance tête baissée en informatique et obtient un diplôme. Il réalise son erreur et change vite de cap pour une formation en animation 2D et c’est durant cette formation qu’il commença à faire de la BD. Après ce cours, il comprit qu’il peut combiner ses connaissances en animation et en programmation pour développer des jeux vidéo. Ce qui l’a mené à travailler dans le domaine pendant 4 ans (Ubisoft). En même temps, il continua à faire de la BD inspirée du jeu vidéo et de l’animation 2D. Pour se publier, il créa le collectif de science-fiction Zidara9. Ce collectif publie plus d’une dizaine d’auteurs québécois à travers le Québec. Dans ses temps libres, il organise aussi des Comic-Jam, dirige le site Québec Cybercomic et continue à aider activement le domaine de la BD québécoise.

Vous paraissez non seulement dans la revue Zidara9..  Aussi dans quelques fanzines, et  vous êtes présent dans plusieurs Festivals de BD, dans des librairies pour des séances de dédicaces et j’en oublie sûrement une pleine page.

Bref , Rémi Paradis, l’auteur, vous avez une très belle feuille de route!!!

Alors voici mes questions, qui j’espère, ne seront pas trop ennuyantes…

Fier d’un diplôme en informatique vous changez de cap pour l’animation 2D, pourquoi un tel revirement? Je n’ai pas eu le poste que je convoitais au début de ma carrière en informatique alors je me suis tourné vers ma seconde passion, le dessin.  L’animation 2D était une formation stimulante, mais très exigeante, pour me permettre d’apprendre de meilleures bases pour perfectionner et améliorer mon dessin.

Aujourd’hui depuis combien de temps faites-vous de la BD?  De façon amateur, depuis 2007 et de façon pro depuis 2010, environ. J’ai commencé à la suite de cours pour adulte de dessins du soir.

Est-ce que vous êtes illustrateur, scénariste ou les deux?  J’aime bien faire les deux, mais je crois que ma force est dans le dessin ou l’illustration. C’est pourquoi j’ai illustré deux courtes bandes dessinées. L’une scénarisé par David Gauthier et paru en français dans Zidara9 et en anglais dans Bloody Gore Comix. L’autre est une adaptation d’une nouvelle littéraire d’un conte médiéval historique écrite par Gabriel Thériault. Sinon, la série que je scénarise et dessine depuis mes débuts est « L’accident de Tessa » paru dans Zidara9.

Est-ce qu’il vous arrive d’avoir besoin de l’aide d’un scénariste ou d’un illustrateur?  Je montre (presque) toujours mes projets à des confrères bédéistes pour avoir leur opinion sur mes pages. Ça prend toujours un deuxième point de vue pour être certain que tout est lisible et compréhensible. La plupart du temps, c’est lors des ComicJam à Québec dont j’organise deux fois par mois.

Qu’est-ce qui vous allume dans le métier de bédéiste?  Mettre en scène Des histoires et des univers dont on est le dessinateur. J’aime illustrer des histoires et des personnages en bande dessinée.

Est-ce qu’il vous arrive d’écrire la nuit ?
Si je suis en période d’affluence, je travaille des fois jusqu’à 3h-4h du matin. Sinon, c’est assez rare.

Faites-vous beaucoup de recherches ? Vous documentez-vous le plus possible?   Oui, le plus possible! Pour le projet de l’adaptation de la nouvelle médiévale historique « Un Chant dans la nuit », j’ai essayer d’être le plus fidèle par rapport aux costumes d’époques. Les références m’ont été fournies par le scénariste,  et son ami.

Pour écrire, avez-vous besoin d’une certaine ambiance, des conditions de travail particulières ? Peu importe l’étape de travail, je travaille le plus souvent dans le silence pour me concentrer et avoir les idées claires. Je travaille avec de la musique seulement quand je manque de motivation.

Utilisez-vous à l’occasion des personnages réels dans vos BD?   La plupart non, mais il m’arrive de dessiner des traits de figures qui sont inspirées de personnes que je voie souvent.

Est-ce que votre revue ‘’Zidara9’’ se vend bien? A-t-elle été au-delà de vos attentes?  La plus grande difficulté d’un magazine/collectif est qu’il faut à chaque numéro repousser ses limites et offrir quelque chose de nouveau pour attirer et divertir le public. Ce qui en fait un projet en constante évolution et qui connaît de plus en plus de succès.

Zidara Mag

Le livre ‘’un chant dans la nuit’’, vous avez illustré le scénario de Gabriel Thériault, est-ce qu’il a eu une bonne réception de la part du public?  Ce projet était, à la base, pour un concours, mais n’a pas été sélectionné.  J’ai quand même aboutit ce projet, car je croyais en ce projet et j’avais beaucoup de plaisir à le réaliser. Ce qui est étonnant, c’est que certaines personnes qui avaient voté et appuyé ce projet pour ce concours m’aient acheté une copie par la suite.  Beaucoup de personnes passionnées par le genre médiéval s’y étaient intéressées.

avec Gabriel Thériault

Et parmi vos propres livres, incluant le collectif Zidara9,  lequel est votre préféré ?   Je n’ai pas de livre préféré, j’aurais du mal à en choisir un, car ils sont tous différents et ont chacun leur attrait…

Aimez-vous rencontrer souvent vos lecteurs, pourquoi ?   Oui, ça me permet d’avoir une certaine rétroaction, de savoir où ils se sont procuré mes titres et de mieux les connaître.

 

Merci beaucoup pour vos réponses

Merci de la part de vos lecteurs!

 

 

Publié par

Robert Hébert

Robert est un grand amateur et collectionneur de bande dessinée québécoise.