Entrevue avec Cathon!

Catherine Lamontagne-Drolet,

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Mieux connue sous le pseudonyme de « Cathon », vous avez quitté Québec pour Montréal en 2010 et depuis, vous faites votre chemin. 4 Livres. 6 Fanzines. Revue Planches et Revue Liberté. Illustrations.

On vous a vu dans plusieurs Festivals de BD, et dans des librairies pour des séances de dédicaces dans le Québec, les Maritimes et l’Ontario.

 Et j’en oublie sûrement une pleine page.

Bref, Cathon, vous avez suivie une très belle route !!!

 

Alors voici, mes questions, qui j’espère, ne seront pas trop monotones…

 

Comment êtes-vous devenu auteur de BD ? Quand j’ai déménagé à Montréal en 2010, je me suis inscrite à l’atelier de BD que Jimmy Beaulieu donnait au CÉGEP du Vieux-Montréal. C’est là que j’ai commencé à rencontrer d’autres auteur(e)s que j’ai appris comment faire un fanzine et à prendre ce que je faisais un peu plus au sérieux. J’ai ouvert un blogue, j’ai commencé à collaborer avec Iris et j’ai finalement sorti mon premier livre en 2013. Ça s’est passé pas assez naturellement, finalement.

Depuis combien de temps faites-vous de la BD ? J’ai toujours adoré dessiner, mais j’ai commencé à faire de la bande dessinée à l’adolescence, quand j’étais au secondaire et que je voulais faire rire mes amis.

Est-ce que vous êtes illustrateur, scénariste, ou les deux ? Les deux. Ces temps-ci, j’illustre beaucoup de scénarios d’autres auteurs jeunesse, mais je peux écrire aussi. J’ai fait le scénario ET le dessin sur » La liste des choses qui existent, « “Encore plus de choses qui existent »”, ainsi que sur mes deux livres jeunesse dont un est encore à paraître.

Qu’est-ce qui vous allume dans le métier de bédéiste ? J’aime BEAUCOUP pouvoir organiser mon propre horaire, mais ce n’est pas vraiment propre au métier de bédéiste, plutôt à celui de travailleur autonome en général… J’adore juste infiniment dessiner. Je suis vraiment reconnaissante de pouvoir faire ça tous les jours !

Qu’est-ce qui vous inspire le plus lors de la création ? Les idées me viennent un peu n’importe quand, souvent quand je marche dans la rue et que j’entends des gens parler… Tout peut être inspirant, il faut juste être à l’écoute de ce qui se passe autour de soi.

Quand vous commencez à écrire une histoire, la connaissez-vous en entier ou bien improvisez-vous au fur et à mesure ?   Ça dépend quoi. Quand je commence un livre jeunesse, il m’arrive d’avoir uniquement une phrase ou une idée de titre et de broder autour de ça. Parfois, j’improvise du début à la fin, mais ça m’arrive de moins en moins souvent.

Est-ce qu’il vous arrive d’écrire la nuit ? Écrire, non. C’est trop d’énergie ! Mais dessiner, oui, parce que ça se fait tout seul et que pour moi, c’est juste du plaisir.

Faites-vous beaucoup de recherches ? Est-ce que, vous vous documentez le plus possible ?   Pas vraiment, je préfère commencer de presque rien, sauf bien sûr, quand un projet implique des éléments factuels ou des connaissances que je n’ai pas. Je ne veux pas dire n’importe quoi !

Pour écrire, avez-vous besoin d’une certaine ambiance, des conditions de travail particulières ?   Ça me prend surtout assez d’espace, les bons outils et de la lumière. Après ça, je ne dis jamais non à un bon café, non plus…

Quelle est la phase la plus difficile, dans l’écriture d’une BD ? Savoir s’arrêter et changer d’air quand on bloque. Aussi, il faut savoir être patient, parce que c’est souvent très long à faire. Et il faut résister à l’envie de calculer son salaire horaire !

Utilisez-vous à l’occasion des personnages réels dans vos BD ?   Il m’arrive de faire des petites bandes dessinées autobiographiques pour mon blogue, mais sinon, je crois que tous mes personnages sont fictifs.

Pour revenir à vos écrits ; pouvez-vous nous dire quel est votre BD ou votre fanzine qui s’est le mieux vendu ?   Bonne question ! Ce n’est pas un de mes fanzines parce que c’était toujours de très petits tirages, mais je crois que tous mes livres ont des chiffres de vente relativement similaires… Je n’ai jamais cherché à les comparer.

Et les collaborations avec Iris, et Alexandre Fontaine-Rousseau, est-ce qu’elles vont se répéter dans un avenir prochain ? Je vais bientôt commencer le tome 2 des Cousines Vampires avec Alexandre et faire un nouvel épisode des “‘Spécialistes des bébés »’pour la revue Planches avec Iris, alors oui !

 livres cathon

 Et parmi vos propres livres, lequel est votre préféré ?   Je les aime tous, mais si j’avais à choisir, je pense que ce serait ‘‘Les ennuis de Lapinette »’. C’est le premier livre que j’ai fait toute seule, sans un seul collaborateur.

 premier album jeunesse de Cathonlapinette

Aimez-vous, rencontrez souvent vos lecteurs, et pourquoi ?   Oui, c’est très motivant d’avoir du ‘‘feedback »’, sur ce qu’on fait. J’ai rencontré des lecteurs ‘super’ intéressants de tous âges, j’adore ça !

Et la question qu’on ne vous pose jamais, mais à laquelle vous aimeriez répondre ?   ‘Voudrais-tu que je t’achète un atelier à Hawaii pour aller travailler sous les palmiers avec un ‘’pina colada’’ à la main ?’

 

Merci beaucoup pour vos réponses !

Merci de la part de vos lecteurs !

Publié par

Robert Hébert

Robert est un grand amateur et collectionneur de bande dessinée québécoise.